Archives de Mai, 2014

ou : du paradoxe initial

Au début, il y a Dieu et il n’y avait rien. Là où il n’y avait rien, Dieu créa toute chose. L’homme enleva Dieu, il ne lui reste Rien.

Homo sapiens orphelin devenu doctissimus repense alors toute chose vers l’origine pour ramener Tout au Rien et se heurte sans fin à ce paradoxe que : Penser le vide c’est déjà le remplir. Et de ce peu en vérité, le sceptique en fait son credo : « Mais pourquoi ? ».

Par le  vrai je vous le dis : le Néant n’existe pas.

Comme l’obscurité est absence de lumière et donc propriété de la lumière, le Néant en tant qu’ absence de Tout serait à ce titre, propriété du Tout.  Pour s’ affranchir de ce lien et donc exister indépendamment de Tout, le Néant devrait nier sa propre existence, s’oublier à lui-même, tomber dans le néant et… le remplir de sa présence : perdu ! Être pour ne pas être, là est son paradoxe…

En tentant le pari perdu de son inexistence, le Néant révèle le Tout dont il fait partie, un Tout immanent car à la fois tout et partie de lui-même, pour qui il suffit d’être pour être,  jusqu’à l’infini des possibles, dans lequel un chat en boîte sur une lune de Mars lisant un poème romantique des Marx Brothers est une potentialité soutenable.

En vérité la seule limite du Tout est l’impossibilité de son inexistence. On peut par convenance l’appeler Dieu. Tout est Dieu, Dieu est tout, il n’y a que Dieu.

ou : notre vie politique peut-elle descendre plus bas ?

bien sûr qu’elle le peut ; qui en doute ? Nous avons laissé se définir comme telle une élite suffisamment médiocre pour y arriver. Soyons en fier, il sont à nous :  on a les meilleurs que l’on mérite.

à l’image de notre propre incurie.

Promis,  déjà juré, il n’y a pas de solutions dans la mécanique de ces turpitudes. Elle viendra d’ailleurs, d’un autre point de vue, là où il sera possible de tout repenser par une essentielle et enthousiasmante requalification de notre humanité.

Tout le monde y aspire ; bizarrement chacun attend que l’autre en donne le premier signe… La peur d’être plus con est moins rédhibitoire que celle d’être meilleur : non, c’est pas gagné !

Strasbourg - Bruxelles  : un même rêve

« Entre esthétisme et symbolisme, quelle place pour la règle dans l’occulte »

Enquête publique le 25 Mai 2014 tout près de chez vous

A chacun de soutenir ce qu’il veut

Soyez nombreux

ou : quand Big Bang côtoie la Belle au Bois Dormant

Les partisans d’un matérialisme sans âme, sur la foi de formules mathématiques impératives bien qu’hypothétiques à la base, affirment qu’au début de tout, l’Univers est un point (sans dimension) vibrant d’une énergie infinie : pas plus, pas moins.

Soudain la chose explose (il le fallut bien) à la vitesse d’une impossible lumière noire puis tout s’éclaire enfin, et l’espace se donne au temps, ou bien son contraire, dans l’alcôve féconde d’un nuage de poussières atomiques etc… figuré dans un elliptique entonnoir déversant à rebours sur tous les murs d’écoles, nos treize milliards et demi d’années d’existence !!

Celui qui poursuit ses études peut en savoir plus.

Notre univers-bulle est un dodécaèdre plat, chiffonné et discontinu soit une boule à douze faces dans laquelle la géométrie plane fonctionne (les parallèles de l’école primaire restent parallèles jusqu’à l’infini) ; quand on arrive sans s’en apercevoir tout contre une de ses faces, on « rerentre » à l’intérieur de la bulle par la face opposée ainsi on élude la définition d’un bord qui imposerait l’existence d’un derrière ; enfin les grandeurs mesurées y ont des valeurs en pointillé comme une résolution d’écran à la valeur de Planck, un quanta pixelisé à dix puissance moins trente-cinq pour éviter que tout calcul sombre dans l’infini. Il faut ensuite imaginer une matière inconnue, invisible et donc noire pour que les galaxies tournent correctement dans son ombre électrisée par une énergie tout aussi noire et mystérieuse. Quant à notre matière ordinaire que l’on croyait bien connaître, elle se traîne dans le champ de Higgs dont l’existence ne tenait qu’à un fil de boson trouvé miraculeusement ou à  bon escient dans le Grand Accélérateur de Particules de Genève par un bouffeur de fondue qui venait de perdre son croûton…

L’expérience extatique d’un astrophysicien en quête de modèles l’élève au niveau de Transfiguration d’un Saint. Il en revêt la robe de bure pour cacher dans ses manches les grains très matériels du chapelet de ses grands vœux.

ou   » perseverare autem diabolica »

Les grands sujets imposent une inspiration savante !

J’aurais donc voulu commencer ce sujet sur l’Europe par des références étymologiques compactes. Europe : mot d’origine égyptico-sémitico-grecque qui désigna chez ces derniers « le vaste pays à l’ouest » (les hellènes d’aujourd’hui apprécieront leur paternité !). Donc si la Grèce avait été en France, les banquiers européens seraient plus proches des Sioux, toutes choses étant égales par ailleurs.

J’aurais voulu pour continuer, raconter des histoires. Celle d’une pôvre fille de Sidon (capitale de Phénicie, pays de l’alphabet) qu’un puissant taureau albinos enleva, séquestra, abusa, engrossa pour finalement la revendre avec ses mioches, à un roitelet local (en échange de sa protection peut-on raisonnablement penser !). Cette histoire d’Europe, mythologique vous l’aurez compris, s’inspire d’une vraie vie, celle d’ Aglae de Sidonie dont le père, Agenor, également père d’Europe, n’eut de cesse de la protéger contre la voracité de Croquetou, un mal rusé. Aglae signifiant « rayonnant de beauté » eut été un nom continental beaucoup plus inspirant mais c’est également un porc et dans le porc on le sait… tout est bon à manger !

Mais de l’Europe les populeux en parlent bien également tel ce maçon : « Quand tu montes un mur pas droit, tu l’abats et tu recommences » ou cette ménagère qui refusa la livraison d’une lessiveuse non conforme à sa commande ; ou un mec d’ Endoume qui me dit « Ô putain, c’est quoi ces fadas ! ? ». La rue parle, la rue s’agite, elle s’inquiète :

et si la Grèce était réellement en France ?

Barques

Publié: 15 Mai 2014 dans Vu ici ou là

Barques

Hommages, remerciements et mille excuses à l’artiste pour cette image chopée sur le net…
Mon regard n’a pu se résoudre à la perdre, captif…
Marie-Carmen Colombo, nous sommes voisins : il faudra bien que je vous rende visite.

http://colombo.artistes-cotes.com/

déjà pour en voir plus et une expo aux Lecques du 18/06/2014 au 17/07/2014

vierge enfant boticelli

Parmi les trésors de Provence en voici un que je ne soupçonnais pas, au Musée du petit Palais à Avignon : d’innombrables vierges (ou presque) y figurent, portraits je suppose, de Dames patronnesses régionales… mais une seule vient de Florence, soupir…

ou « On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans »

1959  L’armée chinoise propulse, à son corps défendant, un Ocean de Sagesse , all around the world : paradoxalement, merci !

En occident, le Capital déclame dans la plus grande allégresse télévisuelle son petit bréviaire du fidèle consommateur. Question abrutissement de masse, Staline et Mao en jalousent l’ adhésive popularité.

1969 Année érotique, garçons et filles se promènent nus sous la lune ; enfin… pas partout.

La future société des loisirs avivent les coeurs quand bien même Guy Debord crierait au spectacle ! Paradoxalement une incertaine jeunesse s’y adonnent, l’œil affolé sous son ample chevelure garnie.

1979 Mon rêve s’effondre : je ne jouerai pas dans Daktari, c’est perdu, c’est foutu et le monde ne sera pas beau. C’ est la crise !

Les cheikh voulurent plus de cash quand les états taxent lourd et que les compagnies plus-valorisent dur. Les banques se mêlent au flux et dorent le reflux. L’argent fictif des bulles pompe celui trébuchant des masses laborieuses. Ces gens là veulent en croquer non  mais ? Les riches se mondialisent pour se protéger des pauvres qui espèrent trop cher : ils déclarent la crise !

Loisirs et temps libres confisqués ; économies et retraites confisquées ; santé et éducation, l’ordre est en marche … et puis quoi encore.

On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans, s’envoyant des bières sous les tilleuls

On ne s’écoute pas durcir au gré des cheveux blancs, déposant des linceuls dans la bière de nos amours.

ou  quand la Patrie aime les âmes mûres

Mai 2014 : La France, du moins celle du football, s’enflamme et s’engage dans des débats passionnés alors que les bretons gagnent à Paris, que les parisiens accèdent enfin au sacre tandis que les marseillais, chansons et blagues en bernes, laissent divaguer leur mal-être jusqu’à Tataouine.

« Hé, va caguer à Endoume, con ! »

Dans la foulée, notre tête nationale, notre débonnaire joufflu, tout juste remis d’une révolte communale, s’adresse solennellement à la nation « je vous ai compris » pour mieux préparer sa fuite en avant, une fuite d’orfèvre sous l’oeil paternisant du reste de l’Europe.

Ô Peuchère !

Les temps changent

Juillet/Aout 1792 : La France se rassemble sous l’appel de la Patrie en danger ; l’Europe, encore elle, frappe à la porte et ses intentions ne sont pas bonnes.

Le bataillon des Marseillais, les 500, après avoir répété pendant 25 jours « Marchons, marchons ! » se rallie aux patriotes Bretons et Parisiens pour se lancer à l’assaut des Tuileries.

Le traître royal, à l’abri de ses gardes suisses, y désespère le peuple par ses lâchetés successives. C’est le 10 Août 1792 : le soir même il dormira en prison. L’avènement d’une nouvelle république n’est plus très loin, à une bataille près.

Valmy, une victoire à la gauloise, celle d’une bande de braillards inorganisés mais hargneux contre des teutons surpuissants et froid.

Toute ressemblance avec des personnages contemporains est à cultiver.

ou du syndrome de Stockholm à l’échelle de masse

Il y a dans le principe de la lutte des classes quelque chose de simple et de cohérent qui me convient : les riches veulent rester riches et les pauvres veulent rester pauvres. L’égalité de droit. En ce sens nos démocraties modernes, issues d’une large représentativité, font tout aussi bien que les vieilles monarchies fleuries ou que les neo-dictatures bétonnées.

Mais cette heureuse simplicité ne doit pas nous faire oublier les multiples dissidences heureusement éparses qui tentent de corrompre le système.

Citons par exemple les riches humanistes chrétiens qui prônent le partage ; mode d’action privilégié : la prière. (NDA : les pauvres humanistes chrétiens ne sont pas à classer dans les dissidents sauf pour la branche intégriste qui souhaiterait spolier les riches. Mode d’action unique : le vœu pieux (à ne pas confondre avec le vieux pieu barbare)).

Il existe également quelques farfelus (chevelus ou rasés selon la secte) adeptes du pétage de système. Ils s’ essaient à la révolution intérieure et leur mode d’action universel est le cri : Ômmm…!

Mais les plus nombreux sont les agnostiques ovins. Ils râlent, pestent et grognent. Pauvres par nature et riches d’envies, ils espèrent une meilleure distribution des richesses. Mode d’action : aucun, aucun connu à ce jour.

La tête sur le billot, la victime ne peut qu’apprécier la force du bourreau.