Archives de mars, 2016

mais pas queue

A Marseille on dit « je t’encule »
Avec la main sur les testicules
Mais n’aies pas peur pour tes rouges fistules
C’est juste un truc avec les mandibules
Pour dire merde à tous les incrédules
Les têtes de nœud, bouffons, et matricules.

>refrain<
Alors mon vier Madame Olivier
Y a l’greffier qui veut mon panier
La con de sa race fils de pute
T’es pas le seigneur de mes Obut

A Marseille on te dit « tous des enculés »
C’est pas pour les pédés du cul mais pour les costumés
Toutes ces bouches à merde, mains sales et parfumées
Quand vient le temps des promesses, des bonbons acidulés
Mais nous quand on suce c’est des glaçons anisés
On s’en bat les couilles de tous ces chelous civilisés.

ref

A Marseille, a soufflé un chant de braise
Dit plus loin ça nous fait la Marseillaise
Comme aujourd’hui on n’est pas que du treize
y a l’malaise chez tous ceux qui se taisent
On te baise mais tu n’as pas l’antithèse
Y a qu’ta rage qui te sert de prothèse

ref

A Marseille tu peux croire qu’on te traite de con
T’énerve pas c’est peut-être un truc de respiration
Un coup de vent, Mistral, qui te fouette une virgule
Plutôt qu’un point, un seul, que tu prends au ventricule
On a cassé des tuiles à Paris, on a fait les balèzes
Mais reste encore un pari, c’est faire bouger les chaises, con !

ref

On t’encule avec les mandibules
C’est la braise partout dans le treize
Et à Paris faut faire bouger les chaises
C’est parti pour faire Rouget les braises
A Paris etc…

Le fumet de la Rose

Publié: 25 mars 2016 dans Tous ensembles

au goût des songes passés…

Ô Water-closet, morne cuvette
Sur ton siège je pose ma Lune féconde
et si ronde et si pleine de chair
et de poils ombrées.
De ton trône émail l’huis elle en éclipse
tel le pousse-bouchon, sur la corolle du goulot
en obture l’orifice.
Elle luit quoiqu’en peine, rose pâle et palpite
Au progrès de l’œuvre en elle qui s’échappe
Au delà d’elle et par dedans l’antre du trône
Comme un son lointain du corps qui s’en irait répercuter sa peine
Contraint par la rage d’un œil soudain devenu sombre
Au regard infini de la soupe bleutée.
CHPLONG ! … Plouf!… Plic. Plic. Plic. Ploc… ploc !

Oh, water-closet, froide soubrette
du fond du trône tantôt limpide
m’éclabousse l’écho de la chute fécale :
quelques gouttes de rosée sur la lune féconde
quelques gouttes d’une autre brillance
et qui mordent la chair
comme pour y attiser le regret.
Le corps s’affaisse, les pensées se bousculent
Moles ou dures.
Une main fébrile s’empresse et se tend
vers la feuille en papier toute prête et servile,
la prend, y étale
les restes insupportables d’un songe exproprié
avant qu’ils ne plastronnent, croûte aride et brutale
sur le pourtour de l’anus soudain devenu sale
comme un carcan de l’âme qui n’aurait pour le jour,
que la vocation d’un grattoir.

Oh water-closet, cabalistique tirette
Châsse d’eau, chasse d’oubli
envoie les trombes, déluge infernal;
exile choses et cries de la sébile émaillée
vers d’autres yeux moins dépités
rafraîchis de ton vent mes chairs de lune
soumises en ton assiette cristalline
et rend à mon orifice surplombant l’édifice,
la clarté de l’esprit qui féconde le temps
de ses rêves d’homme
traçant d’autres lignes, autrement faites
dans le champ fleuri de l’histoire universelle

     Dans l’univers du fantastique les maîtres d’aujourd’hui ne sont plus romanciers mais savants mathématiciens. Sevrés de l’éther omnipotent des anciens, les cosmologues modernes transcendant l’éphémère volupté des graines extatiques, s’adonnent aux champs, des champs de ci des champs de ça,  squattant l’espace de Planck à l’infini, ficelé de photons, bosons, gluons et gravitons.

     Et c’est à l’aube du siècle de réflexions, alors que tant de jeunes esprits mûrirent sous le soleil de ses incertitudes, là dans le couffin d’un gigantisme technologique tandis que la casserole cosmique était traversée par tant d’ondes ontologiques, là que ce qui devait absolument être vu se révéla à son spectateur , sujet d’un unique spectacle : le boson de Higgs sans qui la matière ne pouvait exister. Et dans l’excitation de ce champ d’allégresse comme un écho outre-Atlantique, le graviton lui-même, sans qui rien ne tourneraient rond, apparut !! Alléluia.

     Ces deux prouesses récentes, ces deux avancées majeures etc… sont à mon sens encore plus fantastiques car elles démontrent notre capacité à ce que la matière soit. Cependant, la définition du monde est avant tout un acte politique non de découverte car à l’instant où nous le réduisons à une possibilité d’exister, il nous engage avec lui sur le chemin que nous venons de lui envisager. C’est là, la très grande force de notre conscience collective. Ainsi des particules de champs dans la casserole cosmique : l’homme en a rêvé et Dieu l’a fait pour le meilleur et pour le pire .

     Dans un univers plus local, celui de notre quotidien, nous sommes confrontés , pour qui le voit bien, à certaines casseroles à l’effet quantique, en ce que leur contenu dépend exclusivement de l’angle sous lequel on/je le regarde. Ces casseroles principalement se trouvent pendues aux basques de gens auxquels on pourrait vouloir nuire et elles en tracent leur chemin. Mon ami (j’ai choisi cette option) Mélenchon en est un exemple sonore et je vous invite, vous incite même, à en examiner chaque occurrence avec l’œil critique de celui décidé à prendre ses propres mesures : seul l’électron libre transporte l’énergie électrique le long des fils du destin.