Archives de la catégorie ‘Tous ensembles’

ou   » perseverare autem diabolica »

Les grands sujets imposent une inspiration savante !

J’aurais donc voulu commencer ce sujet sur l’Europe par des références étymologiques compactes. Europe : mot d’origine égyptico-sémitico-grecque qui désigna chez ces derniers « le vaste pays à l’ouest » (les hellènes d’aujourd’hui apprécieront leur paternité !). Donc si la Grèce avait été en France, les banquiers européens seraient plus proches des Sioux, toutes choses étant égales par ailleurs.

J’aurais voulu pour continuer, raconter des histoires. Celle d’une pôvre fille de Sidon (capitale de Phénicie, pays de l’alphabet) qu’un puissant taureau albinos enleva, séquestra, abusa, engrossa pour finalement la revendre avec ses mioches, à un roitelet local (en échange de sa protection peut-on raisonnablement penser !). Cette histoire d’Europe, mythologique vous l’aurez compris, s’inspire d’une vraie vie, celle d’ Aglae de Sidonie dont le père, Agenor, également père d’Europe, n’eut de cesse de la protéger contre la voracité de Croquetou, un mal rusé. Aglae signifiant « rayonnant de beauté » eut été un nom continental beaucoup plus inspirant mais c’est également un porc et dans le porc on le sait… tout est bon à manger !

Mais de l’Europe les populeux en parlent bien également tel ce maçon : « Quand tu montes un mur pas droit, tu l’abats et tu recommences » ou cette ménagère qui refusa la livraison d’une lessiveuse non conforme à sa commande ; ou un mec d’ Endoume qui me dit « Ô putain, c’est quoi ces fadas ! ? ». La rue parle, la rue s’agite, elle s’inquiète :

et si la Grèce était réellement en France ?

ou « On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans »

1959  L’armée chinoise propulse, à son corps défendant, un Ocean de Sagesse , all around the world : paradoxalement, merci !

En occident, le Capital déclame dans la plus grande allégresse télévisuelle son petit bréviaire du fidèle consommateur. Question abrutissement de masse, Staline et Mao en jalousent l’ adhésive popularité.

1969 Année érotique, garçons et filles se promènent nus sous la lune ; enfin… pas partout.

La future société des loisirs avivent les coeurs quand bien même Guy Debord crierait au spectacle ! Paradoxalement une incertaine jeunesse s’y adonnent, l’œil affolé sous son ample chevelure garnie.

1979 Mon rêve s’effondre : je ne jouerai pas dans Daktari, c’est perdu, c’est foutu et le monde ne sera pas beau. C’ est la crise !

Les cheikh voulurent plus de cash quand les états taxent lourd et que les compagnies plus-valorisent dur. Les banques se mêlent au flux et dorent le reflux. L’argent fictif des bulles pompe celui trébuchant des masses laborieuses. Ces gens là veulent en croquer non  mais ? Les riches se mondialisent pour se protéger des pauvres qui espèrent trop cher : ils déclarent la crise !

Loisirs et temps libres confisqués ; économies et retraites confisquées ; santé et éducation, l’ordre est en marche … et puis quoi encore.

On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans, s’envoyant des bières sous les tilleuls

On ne s’écoute pas durcir au gré des cheveux blancs, déposant des linceuls dans la bière de nos amours.

ou  quand la Patrie aime les âmes mûres

Mai 2014 : La France, du moins celle du football, s’enflamme et s’engage dans des débats passionnés alors que les bretons gagnent à Paris, que les parisiens accèdent enfin au sacre tandis que les marseillais, chansons et blagues en bernes, laissent divaguer leur mal-être jusqu’à Tataouine.

« Hé, va caguer à Endoume, con ! »

Dans la foulée, notre tête nationale, notre débonnaire joufflu, tout juste remis d’une révolte communale, s’adresse solennellement à la nation « je vous ai compris » pour mieux préparer sa fuite en avant, une fuite d’orfèvre sous l’oeil paternisant du reste de l’Europe.

Ô Peuchère !

Les temps changent

Juillet/Aout 1792 : La France se rassemble sous l’appel de la Patrie en danger ; l’Europe, encore elle, frappe à la porte et ses intentions ne sont pas bonnes.

Le bataillon des Marseillais, les 500, après avoir répété pendant 25 jours « Marchons, marchons ! » se rallie aux patriotes Bretons et Parisiens pour se lancer à l’assaut des Tuileries.

Le traître royal, à l’abri de ses gardes suisses, y désespère le peuple par ses lâchetés successives. C’est le 10 Août 1792 : le soir même il dormira en prison. L’avènement d’une nouvelle république n’est plus très loin, à une bataille près.

Valmy, une victoire à la gauloise, celle d’une bande de braillards inorganisés mais hargneux contre des teutons surpuissants et froid.

Toute ressemblance avec des personnages contemporains est à cultiver.

ou du syndrome de Stockholm à l’échelle de masse

Il y a dans le principe de la lutte des classes quelque chose de simple et de cohérent qui me convient : les riches veulent rester riches et les pauvres veulent rester pauvres. L’égalité de droit. En ce sens nos démocraties modernes, issues d’une large représentativité, font tout aussi bien que les vieilles monarchies fleuries ou que les neo-dictatures bétonnées.

Mais cette heureuse simplicité ne doit pas nous faire oublier les multiples dissidences heureusement éparses qui tentent de corrompre le système.

Citons par exemple les riches humanistes chrétiens qui prônent le partage ; mode d’action privilégié : la prière. (NDA : les pauvres humanistes chrétiens ne sont pas à classer dans les dissidents sauf pour la branche intégriste qui souhaiterait spolier les riches. Mode d’action unique : le vœu pieux (à ne pas confondre avec le vieux pieu barbare)).

Il existe également quelques farfelus (chevelus ou rasés selon la secte) adeptes du pétage de système. Ils s’ essaient à la révolution intérieure et leur mode d’action universel est le cri : Ômmm…!

Mais les plus nombreux sont les agnostiques ovins. Ils râlent, pestent et grognent. Pauvres par nature et riches d’envies, ils espèrent une meilleure distribution des richesses. Mode d’action : aucun, aucun connu à ce jour.

La tête sur le billot, la victime ne peut qu’apprécier la force du bourreau.

ou comment envoyer du jus dans les gorges chaudes de la psychanalyse à deux sous

Il y eut un objet de désir qui, je l’avoue, sut susciter mon émoi quand je l’ouïs susurrer ces quelques mots : « My private life is my private life ».

Certes, elle eut été plus précieuse et ridicule, la phrase, dans la langue de Molière que dans le pays de Mickey Mouse where life is a show !

Toujours est-il que l’homme n’a qu’une boite dans laquelle il doit tout ranger.

Très tôt l’homme femelle comprend qu’un jus hormonal baigne ce tout : tout est un ensemble.

L’homme mâle quant à lui, se croit étanche. Par exemple, il pense pouvoir faire campagne à gauche tout en sachant qu’il allait trahir sa compagne à l’occasion ; il peut freiner sur les dépenses sociales le jour et chevaucher un scooter la nuit sans menace pour sa sincérité ; et quand, enfin par un effet de fermentation, le tout devient un ensemble, il se réveille à droite du lit, comme papa, les doigts de pieds en éventail et se sent bien !

Encore un petit désir : Oui, que tous soient contents pour lui !

Les arcanes du pouvoir se trament dans les ébats d’ alcôves.

ou son contraire…

Ils se félicitent, se congratulent, se pressent et s’empressent l’un , l’autre ; ils s’enflamment d’humanisme et s’ auto-flagellent encore et encore de promesses radieuses. Ils partagent le même humour taquin et joyeux et s’inquiètent aussi, si, du sort des opprimés…

L’un est natif au pays du siècle des lumières hollywoodiennes. Il porte le noir comme un drapeau porte un symbole et s’exclame comme un prophète.

Lui porte la plume au pays des droits de l’homme tel Napoléon tirant à boulets rouges sur la perfide Albion enclose dans la plus grande rade d’Europe.

Mais le petit pois coloré qui fit pencher la chance s’en est retourné vivre sa dépression programmée, sa mal-bouffe, laissant le bureau ovale telle une coquille vide.

Mais le sphinx et l’aigle impérial n’ accouchèrent que d’un ordinaire pigeon et de son lot  de fientes et roucoulades épandues sur les ouailles citadines.

Les pages blanches de Stockholm ne seront pas écrites ; les zéros ne changeront pas de lignes de comptes ; rien n’ a bougé, rien.

Mais finalement pas de quoi être déçu, retournons-nous vers cette vérité première :

« L’idéal n’est pas le masque d’un seul, c’est l’attribut de tous « .