Articles Tagués ‘europe’

ou   » perseverare autem diabolica »

Les grands sujets imposent une inspiration savante !

J’aurais donc voulu commencer ce sujet sur l’Europe par des références étymologiques compactes. Europe : mot d’origine égyptico-sémitico-grecque qui désigna chez ces derniers « le vaste pays à l’ouest » (les hellènes d’aujourd’hui apprécieront leur paternité !). Donc si la Grèce avait été en France, les banquiers européens seraient plus proches des Sioux, toutes choses étant égales par ailleurs.

J’aurais voulu pour continuer, raconter des histoires. Celle d’une pôvre fille de Sidon (capitale de Phénicie, pays de l’alphabet) qu’un puissant taureau albinos enleva, séquestra, abusa, engrossa pour finalement la revendre avec ses mioches, à un roitelet local (en échange de sa protection peut-on raisonnablement penser !). Cette histoire d’Europe, mythologique vous l’aurez compris, s’inspire d’une vraie vie, celle d’ Aglae de Sidonie dont le père, Agenor, également père d’Europe, n’eut de cesse de la protéger contre la voracité de Croquetou, un mal rusé. Aglae signifiant « rayonnant de beauté » eut été un nom continental beaucoup plus inspirant mais c’est également un porc et dans le porc on le sait… tout est bon à manger !

Mais de l’Europe les populeux en parlent bien également tel ce maçon : « Quand tu montes un mur pas droit, tu l’abats et tu recommences » ou cette ménagère qui refusa la livraison d’une lessiveuse non conforme à sa commande ; ou un mec d’ Endoume qui me dit « Ô putain, c’est quoi ces fadas ! ? ». La rue parle, la rue s’agite, elle s’inquiète :

et si la Grèce était réellement en France ?

ou  quand la Patrie aime les âmes mûres

Mai 2014 : La France, du moins celle du football, s’enflamme et s’engage dans des débats passionnés alors que les bretons gagnent à Paris, que les parisiens accèdent enfin au sacre tandis que les marseillais, chansons et blagues en bernes, laissent divaguer leur mal-être jusqu’à Tataouine.

« Hé, va caguer à Endoume, con ! »

Dans la foulée, notre tête nationale, notre débonnaire joufflu, tout juste remis d’une révolte communale, s’adresse solennellement à la nation « je vous ai compris » pour mieux préparer sa fuite en avant, une fuite d’orfèvre sous l’oeil paternisant du reste de l’Europe.

Ô Peuchère !

Les temps changent

Juillet/Aout 1792 : La France se rassemble sous l’appel de la Patrie en danger ; l’Europe, encore elle, frappe à la porte et ses intentions ne sont pas bonnes.

Le bataillon des Marseillais, les 500, après avoir répété pendant 25 jours « Marchons, marchons ! » se rallie aux patriotes Bretons et Parisiens pour se lancer à l’assaut des Tuileries.

Le traître royal, à l’abri de ses gardes suisses, y désespère le peuple par ses lâchetés successives. C’est le 10 Août 1792 : le soir même il dormira en prison. L’avènement d’une nouvelle république n’est plus très loin, à une bataille près.

Valmy, une victoire à la gauloise, celle d’une bande de braillards inorganisés mais hargneux contre des teutons surpuissants et froid.

Toute ressemblance avec des personnages contemporains est à cultiver.