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ou conséquences d’une tension intérieure

La possibilité d’exister naît de la tentation avortée

d’existence du néant

Du néant qui n’existe pas, il ne peut rien advenir c’est admissible, nulle pulsion créatrice ne pouvant lui être antérieure.

Mais si ce néant n’existe pas, il nous faut admettre pour conséquence le principe d’une existence.

Et si l’on admet a contrario, l’existence du néant, il est par lui-même le principe.

Le paradoxe nihiliste s’apparente dès lors à une tautologie existentielle qui admet pour principe premier « la conscience de soi ».

La conscientisation du néant le soumet à la possibilité relative du tout, un tout absolu c’est à dire sans aucune limite qui l’inclurait dans un principe créateur initial.

Le Néant contient la possibilité du Tout

Tout et Rien en ce sens

Ne sont qu’une seule et même forme

ou : du paradoxe initial

Au début, il y a Dieu et il n’y avait rien. Là où il n’y avait rien, Dieu créa toute chose. L’homme enleva Dieu, il ne lui reste Rien.

Homo sapiens orphelin devenu doctissimus repense alors toute chose vers l’origine pour ramener Tout au Rien et se heurte sans fin à ce paradoxe que : Penser le vide c’est déjà le remplir. Et de ce peu en vérité, le sceptique en fait son credo : « Mais pourquoi ? ».

Par le  vrai je vous le dis : le Néant n’existe pas.

Comme l’obscurité est absence de lumière et donc propriété de la lumière, le Néant en tant qu’ absence de Tout serait à ce titre, propriété du Tout.  Pour s’ affranchir de ce lien et donc exister indépendamment de Tout, le Néant devrait nier sa propre existence, s’oublier à lui-même, tomber dans le néant et… le remplir de sa présence : perdu ! Être pour ne pas être, là est son paradoxe…

En tentant le pari perdu de son inexistence, le Néant révèle le Tout dont il fait partie, un Tout immanent car à la fois tout et partie de lui-même, pour qui il suffit d’être pour être,  jusqu’à l’infini des possibles, dans lequel un chat en boîte sur une lune de Mars lisant un poème romantique des Marx Brothers est une potentialité soutenable.

En vérité la seule limite du Tout est l’impossibilité de son inexistence. On peut par convenance l’appeler Dieu. Tout est Dieu, Dieu est tout, il n’y a que Dieu.